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Et là, en plein milieu, je vois un espèce d'arbre
de la liberté, haut de 25 mètres, avec tout un tas de guirlandes. C'est un sapin dont on a gardé que la tête, et dont
tout le reste du tronc a été élagué et écorcé.
On a vissé ensuite, du haut vers le bas, les quatre points cardinaux et les écussons de Thiron-Gardais et Ebenweiler,
la ville allemande jumelée depuis mai 1974.
Ebenweiler, je crois que ça se trouve quelque part dans le land du
Bade-Wurtemberg, en bas à gauche de l'allemagne, contre la France et la Suisse, centre européen de la haute technologie, connu aussi pour son opéra
(Staatsoper de Stuttgart), ses vins, et comme étant une des régions les plus riches du monde !
Mais bon, ce n'est pas le BW qui est jumelé comme État avec Thiron (il est jumelé avec la région Rhône-Alpes), mais Ebenweiler ! Ça doit être un petit patelin sans doute, et sympa comme Thiron.
Sur le parking, il y a du monde, (où je repère assez vite, grâce à leur langue, de nombreux jeunes allemands, d'Ebenweiler
sans doute,
). Il y a des gens de Thiron en habit local, des badauds comme comme moi,
et un orchestre sans doute du coin.
À un moment, les costumés se mettent à danser, deux ou trois spécialités visiblement aussi anciennes
que locales. Pas le temps de me demander si c'est ça le post-exotisme de Volodine, que les spectateurs
les rejoignent et forment
une espèce de farandole ! |