lundi 3 Juillet 2006 jour précédent jour suivant retour au menu
Et de un...et de deux...et de trois...

1-Sur ma colère...
Je suis très rarement en colère,
Elle se déclanche la plupart du temps quand j'éprouve le sentiment d'injustice, ou de trahison, quand mon identité est mise en cause, ignorée ou bafouée, que l'on veut ou que l'on est entrain de vouloir me perdre. C'est un sursaut d'énergie pour vivre, pour être en accord avec moi-même. C'est une des rares fois où mon corps parle, ma voix se hausse, les muscles de mes jambes tremblent. Mes poings se serrent, et mon coeur ralentit étrangement. Elle me prend ma nuit et m'empêche de dormir.
Ma colère est toujours un refus, une révolte.
j'en sors toujours blessé, mais connaissant mieux quelle est ma force, (comment la connaître sans l'affrontement ?)
Elle me permet de relever la tête, " ne pas perdre la face ", de me connaître mieux, me rassure après ne pas avoir renoncé à être moi-même.
Elle est aussi une recherche de l'autre, un éloge de la différence. Elle montre aussi, qu'au moment de perdre ma peau, j'ai encore l'énergie de prendre partie pour moi-même, de me différencier, me détacher de l'autre, en tout cas jusqu'ici. C'est grâce à elle sans doute que mis en danger, au bord du gouffre, j'ai toujours au dernier moment réagi et voulu sauver ma peau, parfois en fuyant, m'obligeant à abandonner ou quitter tout ce que j'avais péniblement et chèrement acquis.
Bléssé comme Jacob, mais aussi ayant fait un pas de la connaissance de soi.
À la fin du combat (contre il ne sait qui : un dieu ? un ange (qui d'ailleurs ressemble plus à une femme qu'à un homme) ? un dieu à travers un homme ? lui-même ?), Jacob reçoit son nom. C'est ce combat inattendu qui va lui faire arrêter sa vie d'usurpateur (c'est une longue histoire...).
Oui, Sainte colère !
Je ne peux m'empêcher de voir aussi dans ce tableau, mais c'est personnel, vu la main qui semble attirer la cuisse de Jacob plutôt que de la repousser, la jambe et la cuisse découvertes de l'ange au visage féminin, pourvu d'ailes non pas blanches mais noires, y voir la victoire d'Éros sur Thanatos.
Cette victoire qui explique à mes yeux pourquoi je suis encore en vie.
Car ce tableau de Delacroix, dois-je l'avouer, m'érotise à mort...

2- On peut être fier non ? On est les plus forts ! Ouf !
Mais non, je ne parle pas de foot.
Jacques Chirac parlait au sujet de Géoportail d'"un progrès pour tous les citoyens, et qui met la France à la pointe des nouvelles technologies"...
Moi, je veux bien, mais depuis que j'essaie je tombe sur le même panneau. Ça rappelle le lancement de la déclaration d'impôts en ligne, et à l'ouverture du site de l'INA : Ça ne marche pas tout de suite.
Certes, ça marchera un jour, mais ne pourrait-on pas faire qu'UNE FOIS, UN JOUR, ça marche quand on dit que ça marche ?
On va me dire que je suis pressé, que c'est la rançon du succès... Mais ne pourrait-on pas prévoir ce succès ?
On va me dire que prévoir une énorme bande passante coûte très cher et qu'après la demande va diminuer... Oui, je sais, je sais, les sous...
On va me dire que sur les pages jaunes on peut voir les photos de Géoportail (cliquer sur La France en vues aériennes dans la colonne de droite, dans la rubrique nouveautés)...Je sais je sais...
Vues de mes deux collèges (Brosselette et Meunier) à Nogent le Rotrou et de La Chambrie à Thiron-Gardais (je pouvais zoomer encore plus):

3- Pot au collège Arsène Meunier
L'année dernière, le 25 juin, c'était somptueux, et dehors.
Cette année c'était simple et dedans (dans la salle de réfectoire si impressionnante, et qui frappe tout le monde quand il entre dedans pour la première fois)
Discours , remerciements, Il y a ceux qui partent à la retraïte, ceux qui quittent l'établissement (dont je fais partie) ...
Ambiance sympathique comme souvent en de telles circonstances, les vacances arrivent, l'été est là... Tout va bien. Et comme d'habitude, ce qu'ont préparé le Chef et son personnel est très bon. Le budget a visiblement été réduit par rapport à l'année dernière...mais cela n'a aucune importance.
Mais une première dans ma longue carrière, est que l'argent récolté (après appel dans les casiers de tous les profs) pour offrir un cadeau à ceux qui quittent l'établissement, ne sera partagé en fait que par Esther et Liza qui sont par ailleurs très sympas, et qui ont donc de la chance !
J'espère qu'elles auront au moins chacune un beau cadeau. J'apprends par hasard, par quelqu'un qui lui aussi trouve cela pas très sympathique, qu'il leur sera remis dans l'après-midi au café Saint-Pol.(Les invitations doivent être triées sur le volet aussi ?)
Drôle de pratique quand même, et attention charmante pour les autres !
Je me demande qui a décidé que seules ces deux collègues méritaient un cadeau, et pourquoi cela n'a pas été fait complètement en privé (sans mettre d'appel aux sous dans le casier des profs, ce qui alors serait tout à fait du domaine privé et compréhensible...)
Bizarre non ?
Mais je n'en démordrai pas pour autant : les enseignants sont des gens formidables !
Je l'ai déjà dit non ?