En Août-septembre 1951,
une bourse d’étude lui permet d’entreprendre un voyage de 2 mois en Italie. Il visite et étudie les musées...
Florence, Arrezo, Assises, Pérouse, Rome, Naples (Pompei, herculanum), Orviéto, Sienne, San Guiminiano, Ravenne, Venise (Torcello), padoue, Bergame, Milan,
Verone, Pavie. Il passe au retour à Bâle. Une recherche facile montrerait tout ce qu'il a pu voir, étudier,
" engranger ".
Il essaie de montrer sa peinture. Où il peut :
- 1950 : " Paysages du Perche ", exposition personnelle dans la galerie des beaux-Arts,
- 1950 : 3ème salon des Arts nogentais, Nogent le Rotrou. Dans les compétitions on reconnaît son talent :
- 1952, Salon de la Nationale,
- 1953, prix Rocheron,
- 52-53 : second prix au Concours d'Art moderne. Mais bon. Il ne se décourage pas. Il effectue
quelques commandes :
- en 1952 : La pentecôte, fresque dans l'église de Beuzeville, près de Honfleur,
- à la même époque, il fait une grande peinture (22 mètres !) dans la salle à manger de l'Hôtel du Lion d'or à Bayeux, représentant la tapisserie de la
reine Mathilde.
D’octobre 1953 à avril 1955, Jacques Berland accepte l'invitation et devient est pensionnaire à la Casa
Velasquez. Madrid. Il peint beaucoup
pendant ce séjour. Influencé, influençable, comme toujours. Il peint beaucoup, parfois de grands formats. C'est l'Espagne, avec toute une histoire de la
peinture derrière elle.
Période très féconde. Certains tableaux sont datés de cette époque,(beaucoup de tableaux de
Berland ne sont malheureusement pas datés avec certitude) :
Jeune homme à la moustache noire, 1953, huile sur toile, 44 x 29 cm
Grand paysage espagnol (non daté, inspiré de l'Espagne),
Femme portant un enfant, 1954, huile sur toile, 65 x 54cm,
Il peint à cette époque deux grandes toiles qui font partie de ses chefs-d'oeuvre (à mon avis):
La femme au chignon
(1953-1955, huile sur toile, 130 x 97 cm),
et La femme aux coqs,
.......

Deux scènes inspirées sans doute lors de ballades dans des villages espagnols. En les regardant de près, la construction identique des deux tableaux est enrichissante (bande verticale située dans le tiers droit du tableau,
et qui fait référence à l'Espagne, alors que les deux tiers gauches sont consacrés à la femme).
Habits noirs du veuvage (comme les femmes dans la rue, vieille à la cane, vieille assise), visages gris sur murs blancs.
les regards sont pensifs. Seul le rouge à lèvres affirme encore la vie, une certaine coquetterie.
....
 La vie continue, calme comme les mains, rouge comme le coussin de la chaise
ou les barbillons, courbée comme les plumes et le panier des coqs ou le dos de la chaise. Ces deux femmes
posent comme des madones, icones d'une Espagne aujourd'hui en voie de disparition.
......

1954 : exposition à la Casa Velazquez, Circulo de Bellas-Artes, Madrid,
1954 : 25 années de la Casa Velazquez, Lusée d'Art Moderne, Madrid.
1955, date charnière :Exposition Découvrir, organisée par la galerie Charpentier,
1955-1956 : Exposition " École de Paris ", galerie Charpentier.
il côtoie
notamment Bazaine,
Brayer, Buffet, Estève, Manessier, Picasso, Pignon,
Nicolas de Staël, Utrillo, Van Dongen, Vlaminck, Vasarely. " On le connaît."
N'empêche en 1957, il part à Amsterdam avec une bourse de séjour pour 6 mois, à l'Institut Français,
maison Descartes. On the road again... À lui la lumière du Nord, et Vermeer !
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