lundi 5 juin 2006 jour précédent jour suivant retour au menu
Week-end de la pentecôte ensoleillé mais noir
Dès la sortie du collège vendredi à 17 heures, route vers Paris pour aller chercher mes filles. Routes de plus en plus chargées à l'approche de la capitale. on sent la fébrilité des gens qui partent, pressés d'aller se mettre au vert. A dix kilomètres de Villeparisis, , c'est à un feu rouge que je crois que le moteur tombe par terre et que plus rien ne veut obéir, ni l'embrayage, ni le changement de vitesses. Par coup de chance, le moteur ne cale pas et je finis à 10 à l'heure en première.
J'aime les séries noires, mais que chez Gallimard.
Comment trouver un dépanneur dans la banlieue de paris, un samedi matin de pentecôte, un garage d'ouvert qui prenne l'épave...avec mes deux filles sur les bras. je ne raconterai pas.
Ils feront un " diagnostic" mais pas avant mardi bien sûr...
Je rentre à Thiron en empruntant la voiture de ma femme, qui elle nous rejoindra le samedi soir par train...
Diagnostic, je n'aime pas ce ce mot! En général c'est que ça va pas quand on fait un diagnostic. j'associe toujours le mot à pronostic, et là, j'ai bien peur que ce soit tout vu, et perdu d'avance.
Avec 20 ans et 300.000 km, c'est un peu comme moi à 57 ans et à 3 ans de la retraite.
C'est quoi l'espoir ?
Heureusement, arrivés à Thiron, la joie des filles de retrouver la maison, les petites fleurs et les petits voisins, et la magie de la Chambrie font que je me calme et que je me cantonne à attendre mardi sans me tuer le moral.
Décidé avant tout de profiter de ce week-end familial.
Samedi.
Travaux des voisins formidables qui aménagent mon futur jardin, la famille presqu'entièrement réquisitionnée à ramasser les tonnes de silex qui caractérisent cette célèbre argile. Ça me réconcilie avec le monde bien sûr. Y'a pas que des gens intéressés sur terre.
Léa préfère bricoler avec les garçons dans les fossés, ou se faire chasseresse, Charlotte faire de la patinette.
J'essaie de me calmer et d'arrêter de me tracasser à savoir comment je vais encore devoir payer la facture, et me demander si je ne devrais pas laisser tomber la voiture et me décider à en acheter une autre.
Tout le monde me dit bien sûr que les vieilles bagnoles, quand ça commence à déconner, il faut en changer sous risque d'entamer un cycle infernal de grosses réparations qui se suivront les unes après les autres...
Je regrette de ne plus être capable d'être insouciant comme les enfants.
j'essaie de me réfugier dans la lecture, mais sans grand succès.
Aller et retour Nogent le Rotrou pour chercher Pascale à la gare, qui après sa journée de travail parisienne, n'est pas en forme non plus, en proie à un mal de crâne tenace.
Dimanche.
Toujours cet ensoleillement et cette douceur de l'air inhabituels mais si agréables.
Visite de Jacky avec ma mère. On essaie de sortir un peu, de marcher autour de l'étang, mais ma mère est fatiguée. On arrête.
Après leur départ, on visite les jardins de l'abbaye de Thiron. les filles sont ravies : ateliers de peinture et étude d'odeurs.
Je découvre enfin la grange aux dîmes, qui vient d'être restaurée, le parc et le vivier;
Petit moment d'apaisement mais attendu et bienvenu.
La grange aux dîmes,
L'abbaye, avec
la trace
du cloître
Le parc et le vivier des moines...
Lundi de la Pentecôte.
Il fait toujours beau. Visite de Sandrine H. Café.
tous les visiteurs de la Chambrie (les voisines recevaient de la famille aussi) vont repartir tôt car retour sur les routes chargé...
Le silence et la solitude qui s'en suivent sont toujours pénibles.
La règle de Saint Benoît, celle que les moines de Thiron suivaient, indiquait que l'oisiveté était ennemie de l'âme, et que pour éviter ce danger, les frères devaient s'occuper au travail des mains et consacrer d'autres heures, également déterminées, à l'étude des choses divines.
je n'ai rien de mieux qu'à faire la vaisselle et corriger un des derniers paquets de copies de cette année scolaire.
En vérifiant les photos prises ce week-end, je m'aperçois que je n'en ai pas du nouveau chien de Christiane, qu'elle a adopté à la SPA cette semaine et qui s'appelle Basic.
Peut-être que son ancien propriétaire avait été marqué par le film Basic instinct.
Je me couche un peu abattu, continuant d'errer dans les Notes de Bergounioux, qui ne sont pas spécialement gaies mais qui me conviennent encore pour ce soir.