mardi 6 juin 2006 jour précédent jour suivant retour au menu
O6/06/06
Comme me l'a fait remarquer un élève ce matin, ce n'est pas tous les jours que les trois chiffres sont les mêmes pour écrire la date.
La prochaine fois ce sera le 7 juillet l'année prochaine.
Ça me semble bien loin, incertain et mystérieux, improbable et inimaginable. Qui sait tout ce qui sera passé depuis aujourd'hui...
Sandrine a accepté de venir me chercher le matin et me ramener le soir, en attendant...(pour ceux qui n'ont pas lu la page d'hier, j'ai un problème).
L'inconvénient est que je dois passer tout mon temps au collège même pendant mes heures libres, en attendant qu'elle aie fini ses propres cours... J'essaie d'en profiter pour remplir les dossiers scolaires etc...
Coup de fil à 10 heures du garage :
- La réparation s'élève à 750 euros, qu'est-ce qu'on fait ? On répare ?
- Et c'est quoi la panne ?
- L'embrayage.
- Et la boite de vitesse ?
- on n'en sait rien, on verra après !
Bon, je regarde par la fenêtre, c'est la récréation. Décalage entre ce que mes yeux voient, et les mots qui passent pas loin dans le même encéphale.
Merci à Didier Leplat qui m'a envoyé ces trois photos pour me prouver qu'il y a encore des coquelicots en Eure et Loir, comme ici près de La Loupe me précise-t-il. Ça me remonte le moral.
- Bon, alors qu'est-ce qu'on fait ?
- je vais réfléchir, je vous rappelle demain.
Dans ma tête à part " 750 euros ! ils ne se font pas chier ", y'a pas place pour autre chose que les corbeaux que Sandrine H. peint en ce moment sur des pages de Libé et qu'elle nous a montrés l'autre soir avec Émilie.
Je prends en photo quelques travaux faits avec nos élèves de quatrième. Manière de parler de la biodiversité dans la peinture... A gauche texte de sciences naturelles, à droite textes sur la peinture. devaient chercher un tableau du XVIIè, un du XVIIIè, un du XIXè et un du XXè siècles. On avait trouvé sympa et utile de lier sciences et art...
La plupart des enfants ont aimé je crois. Comme quoi en Zep, on peut quand même faire des choses...
Dans l'année, avec quatre groupes, on a traité une vingtaine de thèmes dans la peinture.
Une manière de montrer qu'on trouve tout ce qu'on veut (ce qu'on y cherche) dans la peinture. Au moins ces gamins-là auront vu un bon paquet de toiles, et y auront trouvé aussi bien des mouches, des fourmis que des crocodiles !
Du cul aussi, mais c'était pas le thème...
Avant de me ramener à Thiron-Gardais, on décide d'aller au cinéma à la séance de 18h15 voir Klimt de Raoul Ruiz avec John Malkovitch.
Fatigue ou tracas dans la tête, j'en sors un peu déçu, n'ayant pas accroché à cette suite de scènes plus ou moins réalistes, jeux de miroirs ou visions plus ou moins délirantes.
Cela a du style et de la gueule du point de vue cinématographique, mais je ne comprends pas ce qu'il y a à comprendre, à voir ce qu'il y a à voir.
Les décors et les acteurs ou actrices sont bons, mais j'en sors à moitié endormi, perdu dans cette espèce de déconstruction super construite où je ne trouve aucun repère personnel où m'accrocher.
Trop compliqué pour moi ou mon état. On y sent bien du drame, de l'intensité, de la décadence...mais, ce n'était pas mon jour.
Je n'en retiens que la tête d'Egon Shiele en bel halluciné impressionnant joué par Nikolai Kinski, le demi-frère de Natassja et Pola Kinski, même s'il emprunte encore quelques mimiques de son père. Faut dire que sa mère ( Geneviève Minhoi, actrice d'origine vietnamienne) n'était pas mal non plus...
Je me figurais bien Egon Schiele comme ça, ayant en tête son autoportrait auquel ressemble je trouve l'acteur d'aujourd'hui.
Je me couche en me demandant si je fais réparer ou si j'achète une autre voiture. Dans les deux cas, ce n'est pas bon pour moi et c'est plus que galère prévisible.
Il faut que demain aient été passées en revue toutes les possibilités, que j'annonce ma décision au garagiste, et que j'agisse.
Il paraît que la nuit porte conseil.