Journal de Nogent le Rotrou
entre-deux
Journal de Thiron-Gardais
2004
2005
2006
dec
jan
fev
mar
avr
mai
juin
jui
aou
sep
oct
nov
dec
jan
fev
2, 4, 20 mars, 20 avril
mai
juin
jui
aou
sep
oct
nov
dec
Journal de Thiron-Gardais
2007
2008
2009
jan
fev
mar-avr
mai-juin
jui-aoû
sept
oct
nov
dec
jan
fev
mar
avr
mai
juin
jui
aou
sept
oct
nov
dec
jan
fev-mai
arrêt
aou-sept
2010
2011
ma vie dans le Perche
Propos sur la littérature et la peinture.
jour précédent mardi 8 juillet 2008 jour suivant retour au menu
Vacances à Thiron-Gardais 5ème jour : New York first time
François Bon à 18 ans. Il vient d'avoir son bac à Poitiers et pompiste l'été, vient de passer une année à préparer son entrée à l'École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers pour devenir ingénieur. Il lit les surréalistes et Brecht, milite contre l'Amérique et la guerre du Vietnam.
Je ne le connais pas. J'ai 22 ans. Nous sommes le 16 juillet 1971. C'est la première fois de ma vie que je marche dans les rues de New York.
Je suis arrivé tôt le matin à Kennedy Airoport avec Paule O. et Daniel B.
Nous descendons la 5ème avenue vers Grenwitch village auquel je ne trouve pas grand chose d'intéressant sinon une suite de petites boutiques, de petits théâtres...
Les 3 photos prises dans la rue sont les 3 premières photos américaines de ma vie.
Nous sommes heureux comme des papes.
Nous revenons vers l'Incontournable Empire State Building . Du Haut je fais 9 photos dont les 7 suivantes:
Nous marchons ensuite jusqu'à la 49th rue pour voir le célèbre Rockefeller Center.
Dans mon journal, je note mes impressions, fortement influencées par mon anticapitalisme :
Au Rockefeller je découvre des pelouses en plastique et que la moinc chère des boissons est à 2 dollars.[...]
Les librairies, les banques, tout est climatisé[...]
les banques sont de vraies cathédrales. Les rues très encaissées, véritables corridors sont pleines de taxis jaunes et baignées dans un brouhaha perpétuel. Elles me font penser à de vraies serres de sueur et elles me font peur tant on se sent de petites fourmis qui courent affairées à servir des patrons qui eux doivent être tout en haut dans de beaux étages luxueux...[...]
La vie ici me semble dure, impersonnelle, pleine de nouveaux désagréments dus à la dimension démesurée.
beaucoup de béton, peu d'arbres.[...]
Finalement pays plus grand, plus cher, plus moderne, mais plus désagréable et plus sale aussi.[...]"
Je ne savais pas bien sûr qu'il me faudrait aller de nombreuses fois dans cette ville pour l'apprivoiser et finalement l'aimer.
Aujourd'hui, 37 ans plus tard, je connais François Bon et il est à New York en ce moment. Il serait drôle qu'il reprenne une de mes vues, 37 ans plus tard. Je parie que la plupart des buildings a été refaite.
Mais le 16 juillet 1971, je ne les appelle encore que gratte-ciel.