Jeudi 12 octobre 2006 jour précédent jour suivant retour au menu
Vous pouvez entrer dans cette église
Ce jour-là à Coudray au Perche.

Elle est lumineuse, et le jour de la Fête des laboureurs et des ouvriers, elle vaut le détour.
On se sent le bienvenu. Alors entrons...
C'est comme si, ce jour-là, on supprimait toutes les convictions et les susceptibilités. Même si on ne croit pas, on s'y sent bien. Dès les piliers de l'entrée, recouverts (maquillés) par les fruits de la nature, on entre dans le royaume des blés, des herbes, des fleurs, des fruits, des légumes.
On découvre le célèbre baroque botanique eurélien , destiné à cacher les "bondieuseries " habituelles.
On est dans l'atelier du paysan. On accroche partout les bêches, les fourches, les râteaux, mais aussi les crocs et les faux.
Ah ! la faux...N'oublions pas la mort, cette faucheuse redoutable. La grande moissonneuse !
Pas de détour dans la dialectique. Le message est clair.
Mais la moisson est faite. On est aujourd'hui dans la saison des labours, et c'est aujourd'hui la fête des laboureurs.
Comme dit Sandrine H. : " On fait labour, et après on sème "
Enfin des autels et des croix comme on les aime !
Et puis un peu de blé (qui plus est béni) ne peut pas faire de mal.
Quant aux murs, plus de chemin de croix traditionnel, mais une suite en noir et rouge à faire rougir plus d'une galerie.
Pour les initiés, ne dirait-on pas (compte tenu des physalis et de leurs fruits en forme de lanterne rouge, qui apparaissent avec l'arrivée de l'automne), une suite d'objets littéréticulaires, qui seraient, selon notre classification, de la sous-catégorie des objets littéréticulomystiques ?
On aurait alors ici, de gauche à droite :
une physalopoêle,
un physalicroc
et une physalihache .
Une vieille dame me dit que j'ai " loupé la messe ", qu'elle " valait le coup " car il y avait des "beaux chanteurs".
J'aime la saison des labours : je la crois sur parole.

Allons donc vers le monde.