Mercredi 15 novembre 2006 jour précédent jour suivant retour au menu
Le cirque !
Au point où nous en sommes ...pourquoi pas ?

Porte Dorée...

Pour faire plaisir à mes filles, pour profiter du " cadeau d'entreprise " (de leur mère), parce qu'à Vierzon le clown venu donner l'affiche à afficher dans la boulangerie m'avait pris sur ses épaules et que depuis ce temps-là je vois dans le monde deux sortes d'hommes : les clowns et les autres...

Pinder !
En fait, c'étaient les deux camions côte à côte qui m'ont fasciné. Celui d'aujourd'hui, celui d'hier...
À gauche le Kenworth qui me rappelle les États-Unis, à droite le Bernard 110 MA 18 CA6.53, carrossé à Bléré dans l'Indre et Loire en 1951, et qui portait les groupes électrogènes, qui me rappelle Vierzon.
Mais aussi une mythologie de mon enfance (les camions Bernard). Je crois d'ailleurs que mon père ou ma mère ont travaillé un moment dans une usine de chez Bernard. Il faut savoir que Pinder et Bernard c'est aussi de l'histoire tout court : Pinder juste après la guerre a profité des surplus militaires américains, mais ils s'épuisent : le cirque Pinder fait alors de nouveaux investissements (dés le début des années cinquante) et fait appel au constructeur de camions Bernard...entre autre pour des véhicules pouvant transporter les éléphants (le problème est qu'ils n'arrêtent pas de bouger et toutes les suspensions arrière ne tiennent pas le coup...)
Et puis, ces camions sont aussi des Dinky Toys...
Et puis quand le fondateur mourut, ses fils n'étaient pas à la hauteur, et l'entreprise fut vendue à l'américain Mack... (qui aujourd'hui, par un drôle de "retour des choses " fait partie du du groupe Volvo-Renault !)
Le cirque aujourd'hui, c'est aussi pour moi la fabrication d'images et de souvenirs futurs pour mes filles. Vous savez : je me souviens quand papa nous emmenait au cirque...
Alors que c'est à cet instant-là pour moi une image dérisoire de l'agitation tumultueuse où je me trouve. Adéquation parfaite...qui fait coïncider l'idée que j'ai de ma vie et de son réel...Aller jusqu'au bout de la piste.
En commençant une des plus longues queue de ma vie. Il y en a donc beaucoup des gens qui travaillent dans une entreprise et qui profitent du billet jaune gratuit !
Les enfants ont peur de ne pas avoir de place , mais les parents rassurent : le chapiteau est grand...
C'est grand, c'est immense, et il restera même de la place...
Allez, c'est parti, on connaît la musique...
Oui les éléphants sont roses, les clowns tristes et les trapézistes brésiliens...
En fait je passe mon temps à regarder la tête que font mes filles, voir leurs "oh!...", leurs " Ah...", surprendre dans le noir l'émerveillement ou l'étonnement dans leurs yeux.
Ce qu'elles ont préféré est le type sur sa roue infernale.
Après, après... Il faut bien quitter les lumières...et entrer dans un autre cirque...
celui du périphérique, de la banlieue...
Et encore plus tard, dans la nuit, revenir à Thiron-Gardais.
Reprendre les cours demain, comme s'il ne s'était rien passé depuis la dernière fois.
Musique !
Vous la connaissez tous...