mercredi 23 août 2006 jour précédent jour suivant retour au menu
Cimetière de rues à Thiron-Gardais
Découvert dans un enclos communal, en face de l'école. Je fais quelques photos en me demandant si Jean Jaurès et Georges Brassens sont là, c'est parce qu'on leur a mis une nouvelle pancarte ou si c'est parce que on a donné un autre nom aux rues.
Il faudrait se renseigner sur :
- l'histoire de la nomination des rues,
- A-t-on toujours mis une pancarte ou une plaque pour indiquer le nom des rues ?
- qui décide le nom des rues ?
- et sur de nombreuses autres choses...
Sur un site que doit connaître Dominique Hasselmann, on apprend, concernant Paris, par exemple, que :
- c'est en 1729, que le lieutenant général de police de Paris, par une ordonnance en date du 30 juillet, a imposé aux propriétaires des maisons de faire mettre au début et à la fin des rues leur nom. Cela devait être sur une " table de pierre " d'un pouce et demi d'épaisseur et de grandeur suffisante pour y faire graver les noms des rues en lettres de la hauteur de deux pouces et demi et d'observer une rainure formant un cadre au pourtour de la dite pierre à trois pouce de l'arrête qui sera marquée en noir, ainsi que les lettres "
- qu'au départ c'était sur une feuille de fer blanc et en gros caractères noirs, mais vu leur fragilité, on était passé à la pierre...
- qu'après la révolution, en 1793, on a du supprimer tous les mots " saint " du nom des rues, - qu'en 1806 par décret de napoléon Ier, il a fallu remplacer ces tables de pierres par des " inscriptions réalisées à l'huile ",
- qu'en 1982 un décret précise les couleurs des plaques et leur dimension : "Les plaques destinées à recevoir l'inscription du nom de rue seront de forme rectangulaire et présenteront des dimensions différentes suivant l'importance du nom à inscrire. Elles seront comprises, pour la largeur, entre 0m70 et 1 mètre et, pour la hauteur, entre 0m35 et 0m50. Elles seront du modèle suivant:
lettres ou chiffres blancs;
fonds bleu azur;
encadrement vert bronze de 3,5 cm de largeur, relevé d'effets d'ombre en filets blancs et noirs
",
- qu'un autre décret de 1982 précise par la suite qu'il s'agit du " bleu du phtalocyanate de cuivre " et du " vert oxyde de chrome ".
Si j'étais Philippe de Jonckheere je vous ferais là deux belles pages en bleu du phtalocyanate de cuivre et en vert oxyde de chrome !
À noter sur le même site de très belles pages sur :
Les enseignes des tabacs parisiens (ah, la fameuse " carotte " !)
Les surréalistes et le graphisme de rue
Les enseignes peintes du Paris 1900
Les réclames murales à Paris
Les enseignes sous verre du Paris 1900
Les façades des vieilles boulangeries parisiennes.