Samedi 25 novembre 2006 jour précédent jour suivant retour au menu
L'histoire de Chartres en Playmobil
ou le début maussade d'un samedi...

Impossible de marcher dans ce jardin de l'évêché, situé derrière la cathédrale et où se situe le Musée des Beaux-Arts de la ville, sans retomber 40 ans plus tôt, quand nous tournions avec Édouard notre film Stop.
Ce raccourci m'est aujourd'hui, dans la grisaille et le froid de ce samedi, brutal.
C'est dans ce jardin, dans notre fiction filmée, que le garçon avait l'habitude de rencontrer sa bien-aimée. Le film commence par un de ces rendez-vous.
Quarante ans plus tard, beaucoup de pelouse et d'arbres ont disparu, et les bancs sont vides. Je me sens subitement étrangement seul avec ces souvenirs et triste.
Je n'ai de toute façon, jamais aimé cette ville, trop liée à mes quatre ans d'École Normale, et à mes amours difficiles...
Entrons nous réchauffer à l'intérieur du Musée et peut-être, comme la presse locale l'a assuré, retomber en enfance !
L'exposition est au sous-sol dans une salle assez tristounette, où sont disposées 8 grandes vitrines qui ne sont pas des plus belles ni attirantes. Mais bon...L'ensemble me semble triste et peu ludique.
Les figurines ne sont pas si nombreuses que cela et les paysages sommaires dans l'ensemble.
Je suis assez déçu, même si ponctuellement on peut s'arrêter sur deux ou trois choses mieux faites que d'autres.
Peut-être me manque t-il l'animation que j'espère qu'ils font quand les écoliers viennent. Les petites explications affichées à côté des vitrines sont peu attirantes, sommaires et laissent sur la faim.
Peut-être attendais-je du spectaculaire et du rêve, là où je vois finalement que vitrines pas meilleures que celle d'un magasin de jouets d'une petite ville de province.
..
Il y a bien quelques fossiles (pectens, ammonites et moulages d'oeufs de Dinosaures), une tour en carton du plus bel effet, et la reproduction des masques mortuaires des brigands de la bande d'Orgères, mais sur l'ensemble ce n'est pas suffisant. Il manque une vraie mise en scène, de vrais décors (trop d'affiches collées comme " fond "), et les figurines semblent un peu posées n'importe comment, figées toutes dans le stéréotype de la marque.
Peut-être mon œil est-il tristounet parce que mes filles ne sont pas là pour me faire voir avec leurs remarques et leurs rires ce que je ne vois pas aujourd'hui.
Les indiens, les caravelles les châteaux forts et les travaux de Chartres ne m'enchantent décidément pas.
.. ..
Après avoir fait un tour dans le reste du musée, je reprends la route et vais à Élancourt dans la banlieue parisienne voir la première exposition de photos de mon ami Patrick Gripe, au domicile privé d'un mécène qui chaque année organise une exposition chez lui.
À l'idée que je vais y retrouver des amis et mes filles j'oublie vite sur la route ce début d'après-midi maussade.
Après m'être trompé de sortie d'autoroute j'arrive quand même dans les temps à Maurepas, domicile de Patrick où nous nous étions tous donné rendez-vous.
Une belle soirée commence.