Mercredi 29 novembre 2006 jour précédent jour suivant retour au menu
Il faut bien vider de temps en temps sa carte mémoire
pour faire de la place.

Garder quelques photos, comme traces, comme notes sur un agenda...
Pas plus que ça. Sans importance, par habitude, parce que je suis comme ça.
Ne pas vouloir être exhaustif (quelle tentation totalitaire ce serait), complet, cohérent.
- Comment ça va ?
- On fait aller.
Juste se rappeler les gens, les visages, les voix, les rires, les mots dits, les non-dits. En regardant une photo, je suis la plupart du temps capable de me souvenir de quoi on avait parlé.

Je ne savais pas que mes filles savaient se servir de consoles que je ne connaissais pas
Je m'aperçois que cette semaine fut un peu folle, entre encore un aller et retour à Saint-Malo, la visite d' Emmanuel Tugny à Thiron,
Chaque matin dans le brouillard, brouillard Beauce comme dit François Bon,
l'aller et retour à Chartres déjeuner avec Maguy et Éric, et le soir dîner avec Alexandra et Sandrine,
La sortie sous la pluie avec des élèves pour étudier les haies percheronnes,
Le rendez-vous avec le vieux Monsieur qui veut que j'écrive ses souvenirs entrecroisés avec l'histoire des peintres régionaux des 60 dernières années,
Il les a tous connus. On convient de commencer les enregistrements en janvier.
Il y a eu aussi cette exposition de Patrick dont j'aurais aimé parler plus, et le passage d'Édouard à la Chambrie...
Et cette œuvre peu connue de Wlaminck au Musée des Beaux-Arts de Chartres, un paravent daté de 1935 et prenant comme thème les 4 saisons :
Pas de hiérarchie ni de choix, je n'élimine que les photos vraiment floues.
Je m'aperçois aussi qu'il manque des photos, celles que j'aurais aimé faire et que je n'ai pas faites, par manque de temps, par absence d'appareil, par fatigue, par l'à quoi bon tentateur.
Plus étonnant, certaines photos manquent et pourtant j'aurais juré que je les avais faites ! J'ai l'impression pourtant de les voir bien précisément.
À la fin, je ne trie plus. Je mets tout dans le même dossier de mon disque externe, qui me sert de sauvegarde.
Je ressors de ce vrac tranquille et calme.
À chacun peut-être de faire comme il peut, face à sa propre adversité, en accord avec ce qu'il pense, luttant contre ses démons avec les moyens dont il dispose.
Me reste à faire encore une page pour clore ce mois de novembre, et décider de souffler un peu.