mardi 30 mai 2006 jour précédent jour suivant retour au menu
Black out d'une semaine.
Involontaire du à une rupture du câble téléphonique qui alimente ma maison, suite à la tempête de vent de la nuit de samedi dernier. Plus de téléphone, plus d'Internet, plus de mails. bref, au départ la panne qui m'emmerde le plus.
Mais quand on y peut rien que dire d'autre que tant pis ou merde !
Et bien sûr l'Ascension et le long week-end c'est pas ce qu'il y a de mieux pour que les gens de France Telecom se bougent...
Alors en attendant j'ai préparé des pages du site intérieur et fini mon étude de la lactation (2 pages à mettre en ligne)...
On peut se demander au jour le jour quoi écrire, mais là sur une semaine, c'est encore plus fouillis. Il reste une suite d'images, de rencontres, de repas, de discussions (en plus, le 23 mai, c'était mon anniversaire et celui de ma fille Élise (17 ans le 2 juin) que l'on devait fêter un peu en avance à Angoulême). À Angoulême, c'était aussi le Festival Musiques Métisses avec vendredi soir un chanteur que je vais toujours écouter quand je peux : Salif Keita...
Bref, une semaine macédoine ou ratatouille... du genre fatigante pour le foie, longue en kilomètres, mais assez goûteuse et surprenante finalement.
Dès le début de la semaine, dans mon jardin les rhododendrons et les pivoines explosent ! Mais la guerre aux lapins est déclarée chez mes voisines. Elles m'ont fait un gâteau d'anniversaire à base de pain perdu incroyable et que nous avons dévoré après un civet de lapin non moins succulent! Christiane fêtait ses 58 ans et moi mes 57.

Dans le livre qu'elles m'ont offert,j'apprends que le récit " La 628-E8 " d'Octave Mirbeau avait pour titre l'immatriculation de son automobile, et qu'il posséda un jour deux des tableaux qui plus tard devinrent parmi les plus chers du monde, et qu'il avait achetés en 1891. : Les Iris et Les Tournesols de Van Gogh.
Poursuite de l'exploration du canton, et photos de ses panneaux, châteaux d'eau et silos... Et quelques curiosités pour une possible page future...
Visite de l'exposition annuelle des indépendants du Perche, dans le château de La Loupe.
Nos commentaires habituels :
- Sandrine H. : Euh la... !
- Émilie T. : Effectivement !
- moi : Formidable !
Faut dire qu'à La Loupe, ils n'ont pas froid aux yeux :
Heureusement que cela s'est terminé dans un restaurant asiatique d'une lenteur exceptionnelle, mais où je rencontre des gens de bonne compagnie et avec lesquels on va bien rire.
Et que s'échange-t-on ? des URL bien sûr. La jeune femme s'appelle aussi Sandrine, graphiste, et l'homme à ses côtés Didier Leplat, photographe, dont il faut voir le reflex 24x36 en contreplaqué qu'il avait fabriqué en 1968 et qu'il avait appelé LM !
Retour tard dans la nuit, et passablement gai...
Le jeudi de l'Ascension, vide-grenier à Condé en allant voir ma mère, et bonne surprise de retrouver les tables où tout le monde boit et mange ensemble, image des fêtes de villages de mon enfance, Montigny sur Avre, Bérou la Mulotière...
Je tombe sur une carte postale du parc du château de la Ferté-Vidame, fief de Saint-Simon, avec un meeting aérien, du tout début du siècle, mais elle est proposée à 70 euros. Trop cher pour moi...Elle est très rare, dit le marchand. Je veux bien le croire, je ne l'avais jamais vue en effet, mais c'est cher quand même !
À Angoulême avec ma fille, grand plaisir, grâce à la complicité de mon ami Christian M., directeur du Festival Musiques Métises, d'être sur la scène, dans les coulisses, pour assister au concert de Salif Keita.
On voit l'envers du décor, la grosse machinerie, mais aussi la solitude du chanteur quand il se retire en sueur pour souffler un peu, pour repartir de plus belle...vers les milliers de bras qui sont tendus vers lui et l'appellent.
Étonné de découvrir au stand littéraire, que François Bon, Alberto Manguel et Jean Claude Pirotte étaient parmi les 23 finalistes du prix du livre en Poitou-Charentes. J'espère qu'on ne va pas vouloir les faire passer comme des écrivains régionalistes ! A l'intérieur, François Bon n'était représenté que par quelques exemplaires de Daewoo en livres de poche, ce que j'ai trouvé un peu léger...et pas représentatif de son oeuvre. Mais bon...
Élise avec sa mère et ses deux grands frères Charles et Léo.
Élise avec son père.
Élise et ses deux soeurs Léa et Charlotte.
Élise sait donc que les histoires ne sont pas toujours simples.
Repas très agréable dans le jardin, autour d'une belle table, et où on a servi à Élise ce qu'elle adore : des mabawas grillés.
Des mabawas ?
Oui, et c'est excellent !
Et puis ce petit déjeuner en Dordogne dans un vrai jardin comme on n'en voit plus souvent : laissé volontairement libre et abandonné à lui-même...
Et puis tous ces coquelicots qui me manquent tant à Thiron et qui là-bas poussent encore partout au bord de la route...
Et au retour : toujours pas de téléphone, et à la télévision : l'écrivain Hervé Vilard !
Oui j'ai bien entendu : l'écrivain Hervé Vilard .
140.000 exemplaires vendus ! Libé a titré dans sa rubrique on achève bien d'imprimer : Capri c'est finaud, L'express : le chant de l'orphelin en terminant par " Avec un sens de l'ellipse qui transforme le témoignage en littérature, Hervé Vilard a réussi ce qui est si difficile: ne pas rater l'histoire de sa vie quand on entreprend de la raconter."
Y'a plus de doute : Capri c'est bien fini.