mardi 26 et mercredi 27 juillet 2005 Hier Avant hier
Je sais, je sais...
Il n'y a pas que les tabatières dans la vie.
Et encore, il y aurait à discuter...
Il y a aussi le quotidien dont je parle de moins en moins, qui n'en est pas moins là, réel, trop réel, souvent pesant pour moi en vieillissant, pesant de tout son poids de plus en plus lourd si j'y inclue ce que l'on nous oblige à voir (affiches, pub, slogans, pancartes, panneaux...), à entendre (bruits des transports, mobylettes, camions, motos, voitures, sirènes...), à lire (devantures, titres des journaux avec leurs lots de catastrophes, de malheurs des "peoples", des modes diverses... sorte de rumeurs nauséabondes du monde qui vous parasitent de force), à entendre (à la radio, dans les discussions ou brèves entendues dans les bars, les magasins, les épiceries...) malgré soi, dès que l'on sort de chez..soi.
Ça va, ça va...
Il y a eu ces derniers jours l'arrivée de Léa et Charlotte à Nogent (vendredi) et que je dois garder (facile), occuper (difficile), distraire (très difficile), jusqu'à fin août, la visite de ma mère avec mon plus jeune frère Jany B., faisant juste un aller et retour professionnel de Jakarta, avec mon grand frère Jacky B. et mon neveu Pierre-Stephane...
Que leur répondre quand ils demandent si " ça va " ?
Ma phrase commune qui énerve : " on fait aller... "
ou ma phrase que personne ne veut comprendre : " ça ne va pas plus mal que quand ça ne va pas " (avec sa variante " Quand ça va, ça ne va pas mieux que quand ça ne va pas.") ?
Comment dire ce qui au fond de soi suinte encore, l'amour enfoui, le temps qui use, les désillusions et les rêves inassouvis... et cette incontrôlable solitude ?
Ça roule même... sur la place Saint Pol s'entend.
On se promène, on va dans les parcs, aux Etilleux, à Verneuil sur Avre, dans les bars (prendre une glace), on dessine, on joue à " un deux trois... soleil ", au " loup couleurs ", on regarde la télévision, des DVD (Le Mecano de la générale est au " top " du " hit parade ")...
Je reste étonné que les enfants, une fois un film vu et qui leur plaît, peuvent le regarder dix fois de suite sans vouloir en voir un autre. C'est le cas de le dire : celui-là leur suffit.
J'aimerais être comme cela avec les gens, les livres, les disques, les films...être ça me suffit, savoir me contenter, plutôt qu'être consommateur insatiable... et toujours vouloir autrement, ailleurs, autre chose... et rester bien sûr éternellement insatisfait.
j'exagère un peu, car avec l'âge justement, je deviens de moins en moins comme cela, acceptant ce trop rien trop plein qui m'habite.
Caroline revient de Grèce et a fait de beaux croquis, Berlol prépare son voyage en France, François Bon est à Melle, Marie Pool doit travailler encore ainsi que P.de Jonckheere (mais qui doit préparer son intervention à Cerisy)...
De mon côté je me prépare à partir pour Angoulême pour quelques jours, plusieurs idées derrière la tête...
Non non, ce n'est pas une version moderne ni un remake de la fuite en Égypte...