jeudi 18 août 2005 Hier Avant hier
Le tryptique du 15 août
Notre-Dame surbookée, hall de gare international, messe en direct retransmise sur écrans plats... Mais les filles ont tenu à faire des photos de la façade, à cause de Quasimodo et Esméralda bien sûr...
Pascale sortie de son travail (Hôtel Dieu), repas rue de la Huchette, prétexte à nos souvenirs d'étudiants bien sûr, et à l'arnaque touristique, service, qualité et addition que je trouve comme partout à Paris surfaits et à la limite de la plainte.
Le type qui débarque de la campagne comme moi, ne peut voir que cette vie comme une vie de fous... le monde, le bruit, les odeurs, la bousculade sur les trottoirs, on ne peut se sentir considéré que comme une machine à sous... Décidemment, les centres des grandes villes me plaisent de moins en moins...
Cinéma pour les petites avec leur mère et Beaubourg pour Élise et moi, où je trouve enfin le livre promis sur Rothko pour son anniversaire passé il y a plusieurs semaines...
Retour à Villeparisis avec plaisir, où un semblant de calme et de vie de famille sont les bienvenus et reposants après l'agitation urbaine...
j"ai pensé plusieurs fois dans la journée que j'aurais bien aimé aller au colloque de Cérisy écouter aujourd"hui Berlol (Patrick Rebollar) et demain Philippe de Jonckheere... J'avais pourtant réservé ma place... Mais cela m'aurait trop compliqué la vie, coûté cher, surtout en fatigue avec un aller et retour en voiture. Et puis demain soir c'est l'anniversaire de Charlotte, et elle ne comprendrait pas que je ne sois pas là...
J'ai pourtant horreur de me sentir prisonnier...Mais bon, on ne dira pas que je n'ai jamais fait d'effort...
Un mardi bien différent.
Journée promise du Musée d'Orsay et que je veux absolument visiter pour deux raisons:
1- Je ne connais pas ce musée ni mes filles, et je pense qu'Élise, qui suit l'option Art Plastique à son Lycée doit le connaître, pour " sa culture générale " comme on dit...
Mon idée est bonne : Le musée les enchantera, elles s'y balladeront ravies et médusées pendant plus de trois heures...Sa conception permet en effet jusqu'au bout de ménager des surprises et des découvertes...
Elise tombe en admiration devant Exécution sans jugement sous les rois maures de Grenade par Henri Regnault. Elle me demande de prendre des photos de détail, et achètera avant de quitter le musée, un beau livre sur les orientalistes. Grande découverte pour elle que j'espère elle approfondira.
Il faut dire que ce tableau, peint à Tanger en 1870, est impressionnant à plus d'un titre; il nous oblige à lever la tête d'autant plus qu'on n'a pas beaucoup de recul possible face à ses 3 mètres de hauteur !
2- Je fais une recherche depuis quelque temps sur un autre tableau peint en 1870 mais tout à fait différent : l'Atelier de Bazille, peint par Bazille quelques mois avant sa mort,, à la guerre, à l'âge de 29 ans...et qui me pose quelques problèmes. Pour savoir ce que je ne sais pas encore, je dois donc profiter d'être à Paris pour aller le voir où il est, c'est-à-dire au Musée d'Orsay, et le rencontrer enfin.
Comme à chaque fois la règle est la même : retour à l'original.
Rien ne vaut l'œuvre !
Un livre, ça se lit, un film un tableau se regardent et se voient ! Il faut avoir rencontré les oeuvres, ne jamais se contenter de ce qu'on en dit ni de leur(s) reproduction(s) que ce soit dans un livre, sur Internet ou sur une revue. On doit aller à la rencontre de l'oeuvre. Nous avons déjà donné une fois l'exemple d' une erreur, à propos de la reproduction de Van Blarenberghe du château des saint-Simon à la Ferté-Vidame).
Rien ne vaut l'original. !
J'ai pu corriger ainsi très vite quelques erreurs que je faisais, et voir plusieurs choses que je n'avais pas bien vues sur les reproductions (internet ou papier) dont je disposais.
Un exemple:
Je reviendrai bien sûr ce tableau bientôt...
De retour à Villeparisis : anniversaire de Charlotte, fière comme tout d'avoir 6 ans et d'aller enfin à la " grande école " dès septembre (CP), et comme d'habitude, c'est Léa, fascinée par le feu, qui a voulu allumer les bougies !
Première nuit tranquille pour la poupée Lilou qui va pouvoir enfin dormir dans un lit !
Mais pendant ce temps-là, au deuxième jour, le canard était toujours vivant !
(photo Berlol 2005)

" Maintenant, je sais que les petites filles comme Alice cela existe vraiment..."